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Acompte immobilier : définition, fonctionnement et règles essentielles
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Acompte et achat immobilier
Comment fonctionne l'acompte en immobilier ?
L’acompte intervient dans le cadre d’une promesse synallagmatique de vente, plus communément appelée compromis de vente. C’est l’avant-contrat par lequel acheteur et vendeur s’engagent mutuellement : le vendeur à céder le bien, l’acheteur à l’acquérir, aux conditions définies ensemble.
Ce versement remplit deux fonctions distinctes.
- La première est financière : l’acompte s’impute directement sur le prix de vente. Si un bien est vendu 300 000 €, un acompte de 30 000 € signifie que l’acheteur ne devra plus que 270 000 € à la signature de l’acte définitif.
- La seconde est symbolique et juridique : en versant cette somme, l’acheteur matérialise son engagement. Ce n’est pas une simple déclaration d’intention — c’est une contrepartie financière réelle qui engage les deux parties.
Que se passe-t-il si la vente ne se réalise pas ?
Tout dépend de la raison et du moment.
Pendant le délai légal de rétractation de 10 jours (prévu par la loi SRU), l’acheteur peut se désister sans justification et récupère intégralement son acompte. Aucune pénalité n’est applicable.
Passé ce délai, les règles changent. Si la vente ne peut pas aboutir à cause de la non-réalisation d’une condition suspensive — par exemple, le refus d’un prêt bancaire — l’acompte est restitué à l’acheteur, à condition que la condition suspensive ait été correctement stipulée dans le compromis.
En revanche, si l’acheteur renonce à l’achat pour une raison qui lui est personnelle et non couverte par une condition suspensive, il perd son acompte. Celui-ci reste acquis au vendeur en compensation du préjudice subi